Dessins

1970 / 2020  Mille feuilles à dessein

 

Livre  A4, 22 x 29 cm couverture rigide mate.

160 pages, 380 illustrations couleur.

En vente par souscription. Prenez mes références contact à l'accueil.

Terre d'Ombre

 

 

 

Dire aux miens

 

 

Tes os grondent Tu t’informes poliment auprès de ces tyrans de l’arrière du sujet de leur mécontentement

Ils blâment ton maintien volatil t’imposent l’éparpillement des scories du langage sur le point de s’unir au sperme de l’image

Ils arriment sans douceur ta physionomie évadée de l’échafaud du socle

Sous le prétexte d’instruire ta disponibilité

Ils te changent en église

Avec autour une halle aux bœufs

 

Frère aux perfectionnements compliqués aux larmes de purin sur le toit vermeil de la serre

Tu as dîné de levain il ne t’a pas grisé

Tu touches à ton insu la branche du glacier où le désespoir assemble son ardente verdure

La déclivité de ton sang repousse la servitude bornée de la grâce

Quand tu t’enfermes dans la nuit pour compter tes écueils ô probe

Les ventouses du radeau imitent la quille du gouffre

 

Visionnaire adapté aux surprises de la terre

Malgré l’intimité multiforme du néant

Ton émotion appelle à l’aide se divise à l’intérieur des vents qui secoue ton antenne

Avec un carré de ta peau je ranimerai des parachutes capturerai ces libellules à torse de boucher qui désossent l’espace

Marierai l’équivoque infaillible aux couleurs terminées

 

Terreur des trèfles mon égale compagne

Je sais que le fardeau du soleil s’ensevelit en toi

Lorsqu’il me porte irrésistiblement à vivre

Je t’admire de pouvoir regarder sans fatigue les épaisseurs de forêts dans mes mains continues se transformer en sable

Notre sueur dans le miroir de notre amour comme au premier jour bourdonne d’électricité.

 

 

René Char

 

Série de 71 dessins, pastel & fusain sur papier arches 60 x 44 cm 1995

 

 

 

 

2019 - Cap-Vert

2019 - Carnet d'études

2018 - Carnet d'études, extraits

 

2017 - Les Lieux Dits éditions _ Bandes d'artistes

            Livre 19 - Jacques Thomann (peintures) Mathias Lair (poèmes)



 

2017 - Oeuvres sur papier

2017 - A Gérard Manset  (extraits)

2016 - T'es qu'une fleur de printemps

1992 - 2011

 

« Paysagiste il est, mais convaincu que la complexité de l’Immense ne demande qu’à livrer ses arcanes à celui qui aura la patience d’en étudier d’abord minutieusement le détail, sans se laisser rebuter par l’apparente humilité du motif observé. »

 

Shitao

François Cheng

Extrait

2011 - Du pays sarde

 

XXII

FINIS EUROPAE
La part de l’ange, page 348 -  Jean Clair

 

Le Bourgeois retiré des affaires encourage les beaux-arts [….]
Son flair est inconcevable pour discerner les ouvriers du néant,
Les crétins du tube, les avilisseurs. Ces derniers surtout lui sont chers […]
Sa soif intime c’est de mettre le Beau par terre, au-dessous de la pire ordure,
Et rien ne vaut les cochons d’artistes pour cette besogne.

 

Léon Bloy 1901

2002 - Arrière-pays

 

J’ai souvent éprouvé un sentiment d’inquiétude, à des carrefours. Il me semble dans ces moments qu’en ces lieux ou presque : là, à deux pas sur la voie que je n’ai pas prise et dont déjà je m’éloigne, oui, c’est là que s’ouvrait un pays d’essence plus haute, où j’aurais pu aller vivre et que désormais j’ai perdu.

 

Yves Bonnefoy / L’Arrière-pays

2001 - Figures d'atelier

 

Figure-toi

Que je me suis cassé la figure

Grave.
Dans le blanc. Laiteux total.
Je flottais brisé.
 

Le temps a recollé les morceaux
Pas beau à voir non !

 

Je me suis lié au jour.

A la nuit. Comme hier

Je fais bonne figure.

 

Jtho

2000 - Pommier du Japon

 

Non que j’aime les fleurs au point d’en mourir.

Ce que je crains : beauté éteinte, vieillesse proche !

Branches trop chargées se brisent : chute des fleurs en grappes ;

Tendres bourgeons se concertent, et s’ouvrent en douceur.

 

Tu Fu

1998 - Ligne voyageur

1992 - Oiseau

Si j’étais oiseau,

Il me faudrait aussi chanter avec ma gorge rauque
Cette terre battue par la tempête,
Ce torrent où déferle sans cesse notre révolte,
Ce vent qui n’en finit pas de souffler,
Et l’aube, d’une telle douceur, qui vient des forêts…
Après je mourrais,
Et mes plumes elles-mêmes se fondraient dans le sol…

Pour avoir trop aimé cette terre,
J’ai souvent les yeux emplis de larmes.

 

Ai Ts’ing  

1992 - Oiseau Noir

1989 - Vies silencieuses

Vie silencieuse - Sylvie Lecoq Ramond

Vie silencieuse - Paul Guerin


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